Sous les brimades de mistral
Aux berges de l’ivresse,
Le lanceur de verres
A décollé les tatouages de la conscience,
Et d’un coup de pioche;
Les fragments de la douleur.
Silence.
Tandis que les étoiles affamées,
Gardiennes de la voilure spectrale
Rétrécissaient de noirs regrets.
Silence.
Marelle de vie,
Ouverture de lamelles d’amour.
La nuit alors, est devenue hématome
Sur Grand Singe
Lumière crue des fils de lune.
Galop de notes, hennissement des juments
Bravant les silhouettes du grand vallon.
Et le sang lie de vin qui suture les veines lagon.
Encore le silence.
L’âme, le palpitant, les tissus boursoufflés de tendresse.
Le temps d’apprendre, baguenauder sous la pluie
Tels des errants, un peu marin, un peu poète.
Un homme pousse la goualante sur le port.
À Monsieur R. Bohringer.












